Festival d'automne à Paris

Le Festival d'automne à Paris est un festival artistique pluridisciplinaire contemporain se tenant chaque année à Paris en France depuis 1972.



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  • Le Festival d'Automne à Paris est subventionné par :. Le Ministère de la culture et de la communication. Direction de la Musique, de la Danse, du Théâtre et ... (source : festival-automne)
  • par Michel Guy, le Festival d'Automne à Paris est voué aux arts contemporains.... Le programme de théâtre mensuel des Hôtels Paris Rive Gauche... (source : hotels-paris-rive-gauche)
  • Parts@ Paris, Théâtre de la Bastille, jusqu'au 21 octobre.... Le Festival d'automne à Paris est une association subventionnée par le ministère de la Culture... (source : lexpress)

Le Festival d'automne à Paris est un festival artistique pluridisciplinaire contemporain se tenant chaque année à Paris en France depuis 1972.

Historique

Pensé à partir de 1970, avec le concours de Marcel Landowski et Janine Alexandre-Debray, le festival est créé en 1972 par Michel Guy, avec le soutien du président Georges Pompidou et le concours du ministre des Affaires culturelles Jacques Duhamel[1].

La première édition s'organise principalement autour de la coordination du Festival mondial de la danse, de Jean Robin et des Semaines musicales mondiales de Paris, de Maurice Fleuret. Elle s'ouvre sur le Polytope de Iannis Xenakis, aux thermes de Cluny et se clôture avec Yvonne Rainer au Musée d'art moderne de la ville de Paris et les Ballets de Bali au théâtre des Champs-Élysées, après avoir accueilli entre autres Robert Wilson, Merce Cunningham et la Compagnie Madeleine Renaud-Jean-Louis Barrault[2], [3].

Dans une période post-malrucienne où l'État est moins présent dans le monde des arts[2], et dans un paysage culturel où grands établissements culturels parisiens œuvrent à la perpétuation de l'héritage classique[1], cet événement, dédié aux arts contemporains dans leur ensemble, joue rapidement un rôle d'impulsion et d'ouverture pour la création dans les domaines de l'Opéra, la musique, le théâtre, la danse contemporaine, les arts plastiques, le cinéma et la littérature contemporaine. Selon les propres mots de Michel Guy, le festival comble un vide en terme de création artistique et de rayonnement mondial de Paris[1].

Le festival se construit autour de cinq missions[1] :

Ainsi, récusant les critiques qualifiant le festival d'élitisme et cherchant à séduire le plus grand nombre malgré une programmation stricte, Michel Guy allie à la découverte des nouveaux talents, la présentation des classiques du XXe siècle. Stravinski, Balanchine et Molière par Antoine Vitez, côtoient Peter Brook, Robert Wilson, Patrice Chéreau, Pierre Boulez, qui à leur tour deviennent en dix ans des classiques[2]. Michel Guy revendique un acharnement artistique qui a permis de faire passer l'audience de Cunningham en seize ans, d'une centaine à ving mille spectateurs, plaçant par conséquent l'action du festival dans une irrigation lente de la société plutôt que dans l'événementiel successif[1]. L'art s'exprime aussi à travers les affiches qui ornent les rues de Paris sous la signature de Pierre Alechinsky, Jean Dubuffet, Bram Van Velde, Joan Miró, Eduardo Arroyo… A partir de 1981, l'évènement développe davantage le cinéma, en partenariat avec Les Cahiers du cinéma et la Cinémathèque française.

Avec une équipe restreinte, et sans lieu fixe, le festival investit toute la ville, scènes conventionnelles (Théâtre des Champs-Elysées, Théâtre de l'Athénée, Théâtre Mogador, Opéra-Comique, Théâtre Récamier, Théâtre de la Cité mondiale, Théâtre de la Ville, Théâtre des Champs-Elysées, Grand-Palais…) et sites plus insolites (le théâtre fermé des Bouffes du Nord, le donjon du château de Vincennes, les chapelles de l'Université de la Sorbonne et de l'hôpital de la Pitié Salpetrière, le music-hall le Palace, la Sainte-Chapelle…).

Le festival permet en une décennie d'assoir la danse contemporaine, convainc les grands établissements culturels nationaux (opéra, orchestres et théâtres nationaux) à s'ouvrir d'avantage aux créateurs contemporains, travail accompagné par la constitution en parallèle de nouvelles institutions dédiées, comme le Centre Pompidou, l'Institut de recherche et coordination acoustique/musique et de l'Ensemble intercontemporain[1]. Michel Guy développe aussi des liens forts de collaborations avec les centres dramatiques nationaux, et les théâtres de la banlieue parisienne appuyés par la politique de soutien à la création du Parti communiste (Gennevilliers, Nanterre, Aubervillers, Bobigny, Saint-Denis) [2]. Cette coproduction couvre à d'autres organismes tels les Rencontres mondiales de la Rochelle, les festivals d'Edimbourg, le de Berlin, d'Avignon et la Biennale de Venise. Le mécénat fait aussi son entrée dans le financement des spectacles et des expositions, à l'instar de la fondation Saint-Laurent[4].

L'arrivée de Jack Lang au ministère de la Culture entraine un affaiblissement de son rôle national, et le festival s'oriente d'avantage vers le public mondial[2].

Dirigé pendant près de 20 ans par Michel Guy, le festival est repris en 1992 par Alain Crombecque au décès de ce premier. Une nouvelle génération de créateurs apparaissent, et la programmation s'ouvre davantage à la danse européenne ainsi qu'à la culture chinoise[2].

Aujourd'hui, le festival couvre sur plusieurs mois de septembre à décembre, comprenant une cinquantaine d'événements. Subventionné par le Ministère de la Culture et de la Communication, la Ville de Paris et la Région Île-de-France, il représente un «pont entre New York et Paris», lieu important du marché mondial[2].

Directions

Président
Directeur général

Notes et références

  1. abcdef Michel Guy, «Dix ans et la suite», in Jean-Pierre Leonardini, Marie Collin et Joséphine Markovits Festival d'Automne à Paris 1972-1982, Ed. Messidor/Temps Actuels, Paris, 1982, p. 13-15
  2. abcdefg Bernadette Bonis, «Festival d'automne», in Emmanuel de Waresquiel (dir. ), Dictionnaire des politiques culturelles de la France depuis 1959. Paris : Larousse / CNRS éditions, 2001
  3. Programme 1972, Festival d'automne
  4. Mécénat - Scène, Fondation Pierre Bergé - Yves saint-Laurent
  5. (1910-2000), avocate, conseiller municipal (1947-1971) et sénatrice (1976-1977) de Paris, présidente d'honneur du Festival mondial de danse de Paris, présidente du jury littéraire des Nouveaux droits de l'homme, et mère de Régis Debray.
  6. Résistant, directeur général de Shell entre 1971 et 1983, président honoraire de la Chambre française de commerce et d'industrie aux Pays-Bas, puis coprésident d'Eurotunnel

Bibliographie
  • Jean-Pierre Leonardi, Festival d'automne à Paris : 1972-1982. Paris, Temps actuels, 1982 - (ISBN 2-201-01602-X)
  • Guy Scarpetta, Le Festival d'automne de Michel Guy. Paris, éditions du Regard, 1992 - (ISBN 2-903370-77-X)

Lien externe

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